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Domaine de La Roseraie

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Escapade eco chic

10 Hôtel la Roseraie 1Routes à lacets, petits villages en pisé accrochés au flan des vallées, oued au bord duquel chevaux de fantasia, dromadaires et gargotes à tajines attendent le visiteur… Avant d’atteindre Ouirgane, yeux et papilles connaîtront bien des tentations. A 60 km de Marrakech, ce village du Haut Atlas recèle encore d’autres merveilles. Première halte : Le Domaine de la Roseraie. Au coeur d’un jardin de 22 hectares, chambres et suites de plain pied s’ouvrent sur des milliers de rosiers, des oliviers centenaires, des agaves géantes, des magnolias surdimensionnés… Imaginé il y a une quarantaine d’années par Abdelkader Fenjiro, alors directeur de La Mamounia, le domaine a longtemps accueilli têtes couronnées et beautiful people en quête de paix et de discrétion. Aujourd’hui, on y vient pour profiter de la nature environnante, du spa, des infrastructures sportives et pour découvrir une région où le mot éco-tourisme prend tout son sens. Déchets triés à la source, recyclage des matériaux, fosse à compost, fruits et légumes bio issus du potager et du jardin, système d’arrosage traditionnel… Depuis trois générations, ce n’est pas seulement un homme qui s’est impliqué dans ce projet éco-responsable mais toute une population locale devenue serveurs, jardiniers, électriciens, maçons, peintres, cuisiniers… Des hommes et des femmes qui sauront vous faire aimer ce pays berbère. Le risque ? N’avoir qu’une envie : y revenir très vite.

 

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A pied, à cheval ou à vélo

Perché à 1 000 mètres d’altitude, ce petit paradis montagnard doit également son charme à la nature qui l’entoure. Pour partir à la découverte des villages berbères, se rendre au barrage de Ouirgane après avoir fait une halte sur le tombeau en pierre, gravé en hébreux, du rabbin Haïm Ben Diwan, les petits chemins se parcourent bien évidemment à pied mais également à cheval – La Roseraie dispose d’une petite écurie habitée par une dizaine de barbes et d’arabes barbes – et à VTT. Depuis ce mois d’octobre, la célèbre marque Cannondale a choisi d’établir sa base sur le domaine. Au programme : des balades adaptées à tous les niveaux… et à tous les âges puisque les enfants n’ont pas été oubliés. Sportifs du dimanche, vous pourrez même opter pour un VTT à assistance électrique. En charge de ce bike center : Hassan Bouhrazen, bien connu au Maroc par le petit monde des vététistes.

 

mme-56-print-1-138La beauté par les plantes

S’initier à l’aromathérapie, aux techniques ancestrales des tatouages au henné ou à la préparation du ghasssoul… vous ne pouviez rêver cadre plus enchanteur que celui du Domaine de la Roseraie. Après une balade dans le jardin aromatique pour cueillir différentes plantes, direction le labo du spa. Au programme : dégustation d’une tisane avec les plantes récoltées, initiation à l’aromathérapie et aux huiles essentielles, fabrication d’une huile corporelle à base d’argan ou préparation de la pâte de ghassoul. A moins que vous ne préféreriez être initié à la préparation du henné et repartir avec un joli tatouage réalisé par une tatoueuse professionnelle. Pour récompenser votre assiduité, rien de tel qu’un soin au spa. Le cadre ? 1 000 m2 abrités des arbres centenaires par une verrière sous laquelle se lovent une piscine couverte et chauffée avec nage à contre-courant, un jacuzzi et son parcours aquatique, deux saunas, quatre hammams, une douche à affusion et, bien entendu, des cabines dont une réservée aux amoureux… Voilà pour les installations. Côté soins, toute l’attention a été portée aux plantes aromatiques de la région et à leurs vertus. Prodigués par des professionnels recrutés dans les villages berbères alentours et formés par l’école Gontard de Nice, les soins privilégient les produits signés Charme du Maroc, une marque artisanale de cosmétiques élaborée par le Dr Sijelmassi à base de plantes et d’huiles essentielles.

 

mme-56-print-1-139Achats solidaires

Shopper chic et écolo ? L’association Tamounte a la solution : de jolis paniers en paille revêtus de bouts de tissus recyclés. Inspirés par les boucharouites – tapis que les femmes tissent traditionnellement sur une trame de coton en nouant des chiffons multicolores -, ces paniers permettent de financer des cours d’alphabétisation, l’apprentissage du tricot, de la broderie, du crochet… A terme, la vente de ces paniers – mais également des tapis -, devrait pouvoir assurer un petit pécule à la vingtaine de femmes très actives au sein de l’association. Créée en janvier dernier, Tamounte a déjà changé le quotidien de nombre d’entre elles. Elles sont aujourd’hui capables de lire les panneaux de signalisation, les instructions sur les paquets d’emballage, les dates de péremption, compter leur monnaie… C’est également un lieu de vie qui les sort de leur routine domestique, un lieu où l’on vient faire le pain, des gâteaux, discuter… Et échanger ses rêves. Avec les bénéfices qu’elles espèrent vite encaisser, elles voudraient voyager, se faire plaisir et, plus généralement, être autonomes. « Quand on n’a pas d’argent, on est comme un oiseau sans aile » conclut Zahra, l’une des doyennes de l’association, femme au caractère bien trempé qui a, depuis longtemps, compris que l’indépendance financière ouvrait les portes de la liberté.

 

Km 60, route de Taroudant, Ouirgane – 05 24 48 43 88

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