Madame à Marrakech - Norya Ayron | Créateurs | Madame à Marrakech
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Norya Ayron

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Sharon Stone, Monica Belluci, Juliette Binoche et Mos Def ne jurent plus que par elle.

En quelques mois, Norya Ayron s’est taillée une petite place dans le cercle très fermé des créatrices hype. Place au succès et à une deuxième boutique, au coeur du Palace Es Saadi. Coupe garçonne, grande, élancée, Norya Ayron possède une élégance naturelle que, secrètement, nous rêvons toutes d’avoir. Encore plus énervant, elle dégage une espèce de « cool attitude » qui la rend indiscutablement sympathique.
Sa petite boutique, mezzanine ouverte sur Le Jardin – charmant restaurant entre la Medersa Ben Youssef et la Terrasse des Epices -, regorge de pièces uniques taillées dans des tissus fluides que Norya chine au Maroc ou au grès de ses voyages.
Fille du Nord de la France, (« heureusement, je n’en ai pas l’accent !» se réjouit-elle), elle est née un 14 février, dans un baraquement en bois, sous un mètre de neige. Petite-fille de mineur – son grand-père, algérien, a quitté sa terre natale dans les années 50 pour exploiter la houille des mines de Lieven-, elle emprunte, très jeune, la Singer de sa mère pour se confectionner ses propres vêtements. Son premier jean ? Elle a attendu d’avoir 33 ans pour s’en acheter un. Son diplôme de styliste en poche, elle descend sur la Côte d’Azur, sans vrai projet et sans un sou. Ce qui ne l’empêche pas « toujours zappée de la mort » commente t-elle, de prendre son café quotidien au Martinez. Les jumeaux Ferrandini la remarquent. Ils sont sur le point d’ouvrir une nouvelle boîte, Le Velvet. Ils ont besoin d’une physio. « J’ai dit oui… sans savoir ce que ce mot voulait dire ». Pendant des années, même quand Le Velvet deviendra le Cat Corner, Norya y fait la pluie et le beau temps. C’est elle seule qui décide qui entre… ou pas dans la boîte la plus branchée de Cannes. « Tous les soirs, je devais porter une tenue différente. Une tenue complétement folle que je me confectionnais dans la journée. Comme je n’avais souvent pas le temps de coudre, il m’arrivait de me servir de l’agrafeuse. Une autre fois, je m’étais fait un soutien gorge avec une boule à facettes. Je portais sur la tête plus de vingt mètres de tulle… C’était une chouette période ».
Après Cannes, vient le temps de Londres, au Momo. Puis Marrakech avec tout d’abord l’ouverture du Pacha puis celle du Grand Café de la Poste et du Palais Namaskar. Puis, après dix ans,  arrivent les questionnements. Rester ? Repartir en France ? « Alors parfois, la vie vous fait des cadeaux. Elle met sur mon chemin Kamal qui vient d’ouvrir Le Jardin. On discute un peu… Et il me donne les clefs de son bureau, comme ça… En 10 jours, je l’aménage en boutique et je crée ma première collection. »
Norya lance sa marque. Norya ayroN, tout simplement. Elle imagine des vêtements à l’influence orientale revus et corrigés pour être portés tous les jours et partout dans le monde. Le succès ne se fait pas attendre. En quelques mois, l’adresse se murmure dans le Tout-Marrakech. Jusqu’à ce jour de novembre 2013… « Dans le lobby de La Mamounia, je croise une femme à la veste gold sublime. Je m’arrête pour l’admirer. Ce n’est autre que Sharon Stone. Elle me dit qu’elle adore mon pantalon. Et c’est comme ça que 5 mn plus tard nous nous retrouvons à l’arrière de sa voiture à converser comme deux copines de toujours. Arrivée à la boutique, elle a essayé la moitié de la boutique. » L’histoire ne s’arrête pas là. Sharon Stone accroche tellement avec Norya et ses créations qu’elle lui propose de passer le lendemain à son hôtel pour faire des photos avec ses tenues. Depuis, l’amitiés entre les deux femmes ne s’est que renforcée et Sharon Stone continue à lui commander très régulièrement des vêtements, comme en témoignent les clichés de paparazzis où elle apparaît entièrement griffée Norya ayroN.
Après la star américaine, c’est au tour de Monica Belluci et de Juliette Binoche de succomber aux créations de Norya… jusqu’au styliste de Marie-Claire qui, en juin dernier, lui passe quatre de ses pièces dans les pages mode. « Pour la première fois de sa vie, mon père est allé acheter un magazine féminin. Dans toute cette histoire, c’est sans doute ce qui m’a fait le plus plaisir ». Norya ? On vous l’a dit, c’est une fille toute simple et merveilleusement touchante.

 

Palace Es Saadi – Av. Ibrahim El Mazini, Hivernage – 05 24 33 74 00

Le Jardin – 32, souk El jeld. Sidi Abdelaziz, médina – 06 61 29 59 90

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